26ème congrès de l'AFPEN

Deauville 2019

 
Conférence simultanée vendredi 20 septembre de 10h15 à 11h00
 
 

Aurélie MAURIN-SOUVIGNET

est Maitresse de conférences en psychologie, Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Elle est l’auteure de :
 
- Maurin, A. & Pechberty, B. (2017). « De la pluridisciplinarité dans un groupe d’analyse des pratiques professionnelles : illusion corporatiste et figures de l’étranger ». Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe, 69, (2), 147-158. (psychinfo)
 
- Maurin, A. (2015). « De l’objet médiateur à l’objet transformationnel : fonction thérapeutique et travail de la culture en institution ». Connexions, 104, (2), 71-86 (scimago Q4).
 
- Maurin.A (2015), « L’informel, une notion pour penser un collège en transition » in Jacques, M.-H. (Éd.). Les transitions scolaires : paliers, orientations, parcours. Rennes, France : PUR, Presses universitaires de Rennes.
 
- Maurin.A (2013) « La vie scolaire : vie à l’école, vie de l’école ». in Y.Buttner et A.Maurin. Le droit de la vie scolaire. Paris : Dalloz.
 
- Maurin.A (2012). « Du jeu pour penser, des enjeux pour apprendre », in Cahiers Pédagogiques, n°500. p.47-50.
 
 

Soutenir la parentalité au collège : une mission pour les psychologues de l’Éducation Nationale ?

 
 

Résumé :
 
Notre communication sera adossée à une recherche-action ayant pour titre « penser les liens famille-institutions : enjeux de la parentalité contemporaine ». Notre objet se situe au carrefour de plusieurs disciplines connexes : la psychosociologie, la psychanalyse, l’anthropologie et les sciences de l’éducation.
 
Depuis plus d’une décennie la notion de parentalité fait l’objet de nombreux travaux dans ces champs et il s’agit dans l’après-coup de ces questionnements d’interroger les dispositifs qui ont été mis en œuvre pour « soutenir la parentalité », ainsi que les professionnels engagés dans ces démarches (travailleurs sociaux, éducateurs, enseignants, psychologues, pédopsychiatres, chefs d’établissement…).
 
Dans le cadre de ce congrès, nous nous limiterons à un volet de cet ensemble : nous avons porté notre attention sur un paradoxe inhérent à la place des psyEN. S’il est bien précisé dans les textes relatifs à la pratiques des psy EN qu’ils « apportent aux familles ainsi qu’aux équipes pédagogiques et éducatives un éclairage spécifique sur les élèves », « informe les élèves et leurs familles ainsi que les étudiants, et les conseille dans l’élaboration de leurs projets scolaires, universitaires et professionnels », « apporte son aide à l’analyse de la situation particulière des élèves en liaison étroite avec les familles et les enseignants », il n’en est nullement fait mention dans le rapport Bergé (janvier 2018) qui apporte pourtant de nombreuses préconisations pour faciliter les relations école-parents dans l’objectif annoncé d’œuvrer pour une coéducation.
 
Nous tisserons une réflexion, à partir des éléments recueillis sur le terrain, sur les paradoxes, les ambivalences et les ambiguïtés que rencontrent les psy EN dans le quotidien de leur pratique, et relativement à leur éthique, pour penser et accompagner ces liens entre parents, enfants et professionnels, sensibles et complexes, traversés par des tensions entre défiance, résistance mais aussi créativité.
 
 
 

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