26ème congrès de l'AFPEN

Deauville 2019

 
Conférence simultanée vendredi 20 septembre de 11h05 à 11h50
 
 
PNG

Catherine WEISMANN-ARCACHE

est Psychologue clinicienne, Ex- psychologue Education Nationale, et formatrice DEPS ; Psychanalyste ; Maitre de Conférences Habilitée à Diriger des Recherches en Psychologie Clinique et Psychopathologie, E.A. 7475 , Université de Rouen ; Co-Responsable D.U. Travail avec les Familles, Université de Rouen ; Chercheure associée Laboratoire PCPP Université Paris Descartes.

 
 
 
 
- Elle est l’auteure de :
 
Weismann-Arcache C. (2019). Étude projective des liens familiaux et des identifications chez des adolescents harcelés et des parents : la herse et le joug. Communication au 5ème colloque Réseau International Méthodes Projectives et Psychanalyse Psychopathologies contemporaines et diversités culturelles, 17 et 18 avril 2019, Brasilia, Brésil.
 
Weismann-Arcache C. (2018). Icare et ses prothèses : l’enfant augmenté face aux impasses de la pensée et de la transmission. De l’Enfant pensé à l’Enfant Pensant, un chemin aléatoire. Actes du XXVème Congrès de l’Association Française des Psychologues de l’Éducation (AFPEN), 365-376.
 
- Weismann-Arcache C. (2017). Les enfants à haut potentiel intellectuel : de la réalité clinique au phénomène sociétal. Dans Le travail du psychologue à l’école. Éditions Chronique Sociale, 224-236.
 
Weismann-Arcache C. (2017). Faustine, 11 ans, accrochage phobique ou décrochage scolaire à l’entrée en 6ème. Le décrochage scolaire, approche psychopathologique. (dir.Chagnon J.Y.). Paris : In Press
 
À paraître 2019, Weismann-Arcache, C. Alix, 5 ans, Être tout, savoir tout, et ne rien apprendre. Opposition aux apprentissages et échec identificatoire au masculin. In Garçons et filles face aux apprentissages (direction J.Y. Chagnon), Érès.
 
 
 

De la capacité à être seul pour pouvoir vivre ensemble

 
 
Résumé :
 
 
Les nouveaux symptômes ou phénomènes scolaires identifiés comme décrochage, harcèlement, troubles des apprentissages, et autres « THADA », ou même hauts potentiels intellectuels, peuvent être considérés comme des pathologies de « l’être ensemble » : peur de la collectivité, du groupe-classe, de l’espace-temps école, enjeux de soumission et de domination d’un groupe vers un enfant isolé, passivité des uns, hyperactivité des autres. Ne sont-ils pas aussi les symptômes de la difficulté à « être soi », qui a pour condition paradoxale la capacité à être seul en présence d’un autre « suffisamment bon » pour le tolérer ? À partir de nos expériences passées de psychologue de l’éducation nationale, et actuelles, en tant que psychologue clinicienne et enseignant-chercheur, avec des enfants, des familles et des professionnels de l’enfance, nous développerons cette hypothèse paradoxale selon laquelle « la capacité à être seul » est la condition du « vivre ensemble ». Nous considérons les nouveaux symptômes scolaires – décrochage, harcèlement, troubles dys, hyperactivité- comme des aléas de cette capacité à « être seul ensemble ». Le psychologue participe à la mise en sens et la reconnaissance des enjeux identificatoires et libidinaux à l’école. Nous illustrerons nos propos avec des exemples cliniques en lien avec les phénomènes évoqués.

 
 
 
retour au programme du congrès